L’année 2026 compte 252 jours ouvrés et 303 jours ouvrables. Sur les 11 jours fériés légaux, 9 tombent en semaine, ce qui réduit sensiblement le nombre de jours travaillés par rapport à certaines années précédentes. Ce décompte conditionne le calcul des congés payés, le forfait jours des cadres et la planification de la masse salariale.
Jours ouvrés 2026 mois par mois : tableau récapitulatif
| Mois | Jours ouvrés | Jours ouvrables | Jours fériés en semaine |
|---|---|---|---|
| Janvier | 21 | 26 | 1 (Jour de l’an) |
| Février | 20 | 24 | 0 |
| Mars | 22 | 26 | 0 |
| Avril | 21 | 25 | 1 (Lundi de Pâques) |
| Mai | 17 | 21 | 3 (1er mai, 8 mai, Ascension) |
| Juin | 22 | 26 | 1 (Lundi de Pentecôte) |
| Juillet | 22 | 27 | 1 (14 juillet) |
| Août | 21 | 25 | 0 |
| Septembre | 22 | 26 | 0 |
| Octobre | 22 | 27 | 0 |
| Novembre | 20 | 24 | 1 (11 novembre) |
| Décembre | 22 | 26 | 1 (Noël) |
| Total 2026 | 252 | 303 | 9 |
L’Assomption (15 août) tombe un samedi et la Toussaint (1er novembre) un dimanche. Ces deux fériés ne réduisent donc pas le décompte des jours ouvrés.

Mai 2026 : le mois qui concentre les ponts et les écarts de planification
Avec seulement 17 jours ouvrés, mai 2026 est le mois le plus court de l’année. Trois fériés tombent en semaine : le vendredi 1er mai (fête du Travail), le vendredi 8 mai (Victoire 1945) et le jeudi 14 mai (Ascension).
Le pont de l’Ascension, du jeudi 14 au dimanche 17 mai, ne coûte qu’un seul jour de congé posé (le vendredi 15) pour quatre jours d’absence. Ce type de configuration a un effet direct sur la capacité de production mensuelle et sur le calcul du taux journalier moyen (TJM) des indépendants.
Pour un salarié au forfait jours, mai représente à peine 7,8 % du volume annuel de travail, alors qu’un mois standard comme mars ou octobre en représente environ 8,7 %. L’écart paraît faible en pourcentage, mais il se traduit par cinq jours ouvrés de différence entre mai et les mois les plus longs.
Forfait jours 2026 : calcul des jours de repos pour les cadres
Un cadre soumis au forfait de 218 jours dispose en 2026 de 9 jours de repos supplémentaires (souvent appelés RTT par abus de langage). Le calcul part du nombre total de jours calendaires :
- 365 jours calendaires, moins 104 samedis et dimanches, moins 25 jours de congés payés, moins 9 jours fériés tombant en semaine, moins 218 jours de forfait = 9 jours de repos
- Ce volume peut varier d’une année à l’autre selon le nombre de fériés en semaine : une année où moins de fériés tombent en semaine génère mécaniquement plus de jours de repos au forfait
- La Cour de cassation a renforcé ses exigences sur le suivi de la charge de travail des salariés au forfait jours, ce qui impose aux entreprises un contrôle effectif du respect de ces 218 jours
Un salarié à temps plein hors forfait, après déduction de ses cinq semaines de congés payés, travaille quant à lui 227 jours en 2026.
Jours ouvrés 2026 en Alsace-Moselle et outre-mer : des écarts méconnus
Les tableaux de jours ouvrés publiés en ligne se limitent aux 11 jours fériés nationaux. Ils omettent les jours fériés locaux qui modifient le décompte réel pour certains salariés.
En Alsace-Moselle, le droit local ajoute deux fériés : le Vendredi saint (3 avril 2026) et la Saint-Étienne (26 décembre 2026). Ces deux jours tombent en semaine, ce qui réduit le total à 250 jours ouvrés pour les entreprises de ces trois départements.
Dans les DOM-COM, des jours fériés commémorant l’abolition de l’esclavage s’ajoutent au calendrier national :
- Mayotte : 27 avril 2026
- Martinique : 22 mai 2026
- Guadeloupe et Saint-Martin : 27 mai 2026
- Guyane : 10 juin 2026
Pour un employeur multisites, cette hétérogénéité territoriale complique la consolidation du temps de travail et le calcul de la masse salariale. Le nombre de jours ouvrés 2026 n’est donc pas une donnée unique : il varie selon le territoire d’emploi du salarié.

Congés payés et jours ouvrés 2026 : quel décompte appliquer
Le Code du travail fixe le droit à congé à 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif, soit 30 jours ouvrables (5 semaines) pour une année complète. L’employeur peut aussi décompter en jours ouvrés, à condition que ce mode de calcul ne soit pas moins favorable au salarié.
En jours ouvrables, les samedis compris dans la période de congé sont comptés (sauf s’ils coïncident avec un férié). En jours ouvrés, seuls les jours du lundi au vendredi sont décomptés, ce qui donne 25 jours pour cinq semaines. Les deux méthodes doivent aboutir à un résultat équivalent pour le salarié.
Un point d’attention pour 2026 : l’Assomption tombant un samedi, elle n’est pas décomptée en jour ouvré mais elle neutralise un jour ouvrable. Pour un salarié en congé la semaine du 10 août, le décompte en jours ouvrables sera donc réduit d’une unité par rapport à un décompte standard.
Le calendrier 2026, avec ses 9 fériés en semaine et ses 252 jours ouvrés, reste une base de planification. Chaque entreprise doit l’ajuster à son territoire, à ses accords collectifs et au statut de ses salariés pour obtenir un décompte fiable du temps de travail réel.

